Togo : l’émancipation politique des femmes, l’incarnation de la vision du P.C Faure Gnassingbé

Togo

La promotion du leadership féminin s’inscrit désormais dans une dynamique qui associe formation, participation citoyenne et accès aux espaces de décision. Depuis 2020, le programme national consacré au leadership politique des femmes a permis de former 323 femmes. Sur la même période, 204 clubs cantonaux de pairs éducatrices ont vu le jour à travers le pays. Ces données, dévoilées le 16 septembre 2026 à Lomé, donnent une mesure concrète des dispositifs engagés pour renforcer la présence féminine dans la vie publique.

Cette orientation rejoint les politiques publiques portées sous l’impulsion du président du conseil, Faure Gnassingbé, dont l’action gouvernementale a placé la promotion de la femme et l’égalité de genre parmi les axes de développement. En 2024, la présidence togolaise rappelait que l’inclusion sociale constituait un axe central de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, avec des réformes destinées à réduire les obstacles juridiques et économiques qui touchent les femmes.

Le passage de la réforme institutionnelle au renforcement des compétences constitue ici un élément important. Former des femmes aux mécanismes de la vie politique, créer des réseaux locaux et favoriser les échanges entre jeunes responsables contribue à construire un vivier capable d’alimenter durablement les espaces de décision. La conférence régionale de Lomé, avec la participation de femmes du Bénin, de la RDC et du Togo, prolonge cette logique par la circulation des expériences et des pratiques.

Les évolutions enregistrées dans la représentation féminine donnent également un contexte à cette politique. Selon des données officielles, la proportion de femmes dans les instances décisionnelles était passée de 23 % en 2019 à 35 % en 2021. Des femmes occupent par ailleurs plusieurs responsabilités institutionnelles de premier plan.

Le résultat des 323 formations prend ainsi place dans une stratégie plus large de créer des conditions permettant aux femmes de participer davantage à la conduite des affaires publiques. Cette approche associe cadre juridique, autonomisation, renforcement des capacités et accès aux responsabilités. La conférence de Lomé ouvre désormais une nouvelle séquence : transformer les acquis de la formation en réseaux, en compétences durables et en participation accrue aux décisions publiques.

Bob Aklesso

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